Docteur en droit, Directeur du magasine “l’Eventail” (1891-1941)
(Cet article est repris de la généalogie établie par Mathieu Simonson)
Fernand est le fils aîné du directeur de théâtre Victor Reding et de l’actrice et chanteuse Eugénie Pluys. Il naît le 13 septembre 1891, à Saint-Josse. Il a une sœur aînée, Suzanne, et un frère cadet, René. Suzanne est gravement malade. Son état semble s’être aggravé pendant l’été 1906, au lendemain d’un voyage en Italie en compagnie de ses parents. Elle meurt, à Saint-Gilles (rue Africaine), dans la nuit du 2 au 3 mars 1907, à l’âge de 16 ans.
Au moment du décès de Suzanne, Fernand a 15 ans et René en a 11. Ami intime du poète Robert Mélot, il se passionne pour les lettres, mais se destine à une carrière d’avocat.
À partir du 14 décembre 1909, le service militaire devient obligatoire en Belgique, pour un fils par famille. Fernand tombe sous le coup de la loi. À l’âge de 20 ans – le 2 novembre 1911 – il est appelé à rejoindre les rangs de l’armée belge. L’année suivante, il commence des études de Droit, à l’Université Libre de Bruxelles, qu’il sera forcé d’interrompre au début de la guerre.
Au début du mois d’août 1914, Fernand rejoint la caserne du Petit Château, à Bruxelles. Soldat de 1ère classe, au 9ème régiment de ligne, il accède au grade de sergent. Vers le 19 août 1914, il est blessé lors de la défense du pont d’Aerschot. Victor et Eugénie, au comble de l’anxiété, craignent d’avoir perdu leur fils (cf. lettre ci-dessous).
En 1915, Fernand se remet de ses blessures. Victor lui écrit très régulièrement, pour prendre des nouvelles du front. Fernand est envoyé à Calais (il vit au 40 rue de la Tannerie). Il rejoint le cinquième régiment d’artillerie le 23 décembre 1916. Il est promu brigadier le 1er avril 1917 et envoyé dans une unité de cavalerie (en tant que maréchal des logis.
Au lendemain de la guerre, il est décoré de la Croix de Feu (Lion vermeil), reprend ses études de Droit à l’Université Libre de Bruxelles, passe le barreau et rejoint un cabinet d’avocats. Le 3 décembre 1919, il épouse Yvonne Guidé qu’il avait rencontrée à Ixelles dix ans plus tôt. Le jeune couple s’installe au 161 rue Américaine.
Yvonne a une santé fragile. Elle tombe gravement malade et est envoyée en clinique le 22 décembre 1931. Pendant son séjour à l’hôpital, la tante Tata – alias Juliette Vercken – loge dans la maison familiale et s’occupe des filles. Fin avril, l’état de santé d’Yvonne se détériore. Yvonne Guidé meurt, le 30 avril 1932, le jour de son retour à la maison .. Elle avait 39 ans. Les funérailles se tiennent le 3 mai 1932 à l’église de la Cambre. La dépouille d’Yvonne est enterrée au Cimetière de Bruxelles (Evere).
Père de deux enfants – Janine et Marianne – Fernand perd son épouse Yvonne (quelques semaines après le décès de son père). C’est là qu’il tourne définitivement le dos à sa profession initiale : il abandonne le métier d’avocat pour se consacrer à ses filles (avec l’aide de Tata) et à la direction de l’Éventail ; la revue culturelle créée par Victor en 1888 (et que Fernand dirigeait depuis 1924).
Il se remarie ensuite avec une française, Suzanne Mahieu. Le couple a vécu à Paris (1er arrondissement, Palais-Royal) en 1936. En tant que directeur d’une revue culturelle, Fernand côtoyait des figures importantes dans le monde dans le monde des arts et des lettres, comme la romancière Colette.
Dans les éditos de l’Éventail, Fernand prenait des positions critiques vis-à-vis de l’Allemagne nazie ; si bien qu’en mai 1940 – au moment où la guerre éclata – il se sentit personnellement menacé et décida de fuir la Belgique avec ses deux filles.
Fernand, Janine et Marianne passèrent quelques temps à Paris, avec Suzanne Mahieu. Mais, leur exil ne fut que de courte durée. Après la capitulation de la France, ils rentrèrent à Bruxelles …Fernand mourut le 6 novembre 1941, à l’âge de 52 ans, à la suite d’une intervention chirurgicale.






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