Oncle de J-L Reding, prêtre
Henri Reding est né en février 1745 à Meysembourg, village aujourd’hui disparu, à 20 km au nord de Luxembourg. Il est le fils ainé de Catherine Retz et de Johan Reding, régisseur du seigneur local, Théodore de Custinne de Wiltz. Il étudie au collège de Luxembourg et entre à l’abbaye bénédictine de St Hubert sous le nom de frère Anselme. Il renonce très vite à l’état monastique et se destine à la prêtrise. L’Abbé Spirlet, qui désirait le conserver pour diriger ses forges, demanda pour lui au suffragant de Trèves, secrétaire de cet évêque à Montquintin. « la dispense des interstices » afin qu’il puisse être ordonné. Fin 1774. L ‘Abbé Spirlet le déclare « théologien parfait », ce qui indique qu’il avait fait sa théologie avant le noviciat. Il est ordonné au pas de course :
20.7.1774 Tonsure
24.9.1774 Sous-diaconat
16.10.1774 Diaconat
17.12.1774 ordination comme prêtre
Le tout à Trèves.
Il fut ensuite pénitencier à Saint-Hubert, suivant actes de mai 1776 et décembre 1779. Il participe vers 1780 avec Johan Wilhelm Theobald à la Fondation des Lazaristes au Palatinat (en remplacement des jésuites dont la congrétation avait été dissoute. Critiqué – à tort – pour sa gestion, il quitte la congrégation vers 1782. Il est accusé d’avoir été un très mauvais gestionnaire , et d’avoir spolié Heidelberg de trois voitures entières de meubles 1
Nous le retrouvons comme cellérier du baron de Warsberg en 1784 à Esch sur Sure au Luxembourg : il acte, avec son frère Nicolas, Notaire à Esch, la récupération de près de 2000 écus dus par le notaire Philippe Rischard, ex-admodiateur de la baronne de Warsberg, née comtesse de Nesselrodt .

De 1784 à 1789, son frère Nicolas officie à Esch comme Notaire (et il y est parfois qualifié d’officier). On retrouve leurs signatures conjointes dans plus d’un acte, où Henri fait fonction d’administrateur, et Nicolas de notaire. A noter que Henri signe « Reding », sans prénom. (comme il convient à l’ainé de famille ?)

La chapelle castrale du château d’Esch – le château a aujourd’hui disparu

Nous savons qu’en 1795, il vit toujours à Esch où son frère Jean-Conrad le qualifie de receveur du château. Inclure un aperçu de la famille Warsberg Vers 1802 il est nommé curé de Boulaide au Luxembourg où il possède déjà une maison avant sa nomination. Sa correspondance abondante avec l’évêché de Metz fait état de tensions avec ses paroissiens. Une pétition est même envoyée pour demander son remplacement. L’évêché charge le curé de Fauvilliers, responsable du canton d’ une enquête, d’où il ressort qu’il n’y a rien à reprocher à Reding, si ce n’est un caractère un peu dur. Les tensions persistent cependant. Et à la suite de cela il est déplacé à Mamer, où d’autres incidents lui sont reprochés ainsi qu’une accusation de fornication avec sa bonne, accusation qu’il rejette formellement. Il semble que l’évèque de Metz ait songé à le déplacer ensuite vers le village de Les Alleux dans les Ardennes. D’après le livre de l’histoire de Mamer il n’a pas été déplacé, et le calme est revenu à Mamer. Reding semble être retourné vivre à Boulaide ensuite. Au cours des dernières années de sa vie (1820-1824). il fait régulièrement des dons en faveur de l’enseignement : La totalité des dons que nous avons répertoriés dépasse les 20.000 francs de l’époque. Il meurt le 16 septembre 1825 à Breidweiler. Il lègue la moitié de sa fortune importante (plus de 30.000 francs de l’époque) aux paroisses de Boulaide et Ech sur Sûre, à sa nièce Catherine Reding, qui vit avec lui depuis 20 ans, et aux enfants pauvres de Esch.
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